La prise en charge en graphothérapie

La graphothérapie s'articule autour de plusieurs axes :

La prise en charge en graphothérapie s’articule autour de plusieurs axes :
Déceler
cactus livre ouvert
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Grâce à une anamnèse permettant de retracer l’histoire développementale, des difficultés de l’écriture et le contexte de ces difficultés. Cette première étape va permettre de déterminer le motif de consultation qui donnera la direction de la deuxième étape. Durant ce premier entretien, une observation des productions écrites de l'enfant est réalisée.  Lors de cette étape, c’est aussi l’opportunité de faire passer aux parents un questionnaire rapide de dépistage des troubles spécifiques des apprentissages.

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Ensuite, vient le moment du bilan graphomoteur constitué d’une observation clinique, de plusieurs tests qui permettront d’évaluer la vitesse et la qualité de l’écriture mais aussi des compétences liées au geste graphique telles que la latéralité, l’intégration du schéma corporel, le repérage spatial et temporel. D’autres petites épreuves (lecture, balayage visuel, etc.) sont également proposées afin de mieux comprendre la cause des difficultés graphomotrices et dans un souci de dépistage de difficultés qui vont au-delà du geste graphique et qui demandent à être évaluées par d’autres spécialistes. C’est aussi l’occasion de faire plus finement connaissance avec la personne afin de voir quel est son rapport avec l’écriture.

Informer
point d'interrogations enfants

À la suite de l’anamnèse, au questionnaire de dépistage et au bilan graphomoteur, c’est le temps de la restitution du bilan sous forme écrite et orale destinée aux parents et à leur enfant. C’est un moment essentiel durant lequel le graphothérapeute explique les différents résultats obtenus et ses observations et émet des hypothèses quant aux causes des difficultés. Si cela s’avère nécessaire, il peut orienter la famille vers des spécialistes (logopède, neuropsychologue, ergothérapeute, médecin, etc.). Le graphothérapeute aura, au préalable, établit une proposition de rééducation et/ou d’adaptation. Cette proposition peut être modulée, ajustée, postposée selon les moyens et disponibilités des parents et les priorités en termes de besoins pour l’enfant.

Collaborer
collaboration et entraide

Il est important que le graphothérapeute exerce dans un esprit de collaboration avec la famille mais aussi avec les différents acteurs qui entourent l’enfant. Dans l’intérêt de ce dernier et avec l’accord des parents, le graphothérapeute pourra par exemple prendre contact avec l’école pour proposer des aménagements afin de contourner les difficultés d’écriture chez l’enfant ou les autres professionnels dans le but de coordonner les différentes prises charge.

Rééduquer
exercice  motricité enfant

A raison d’une fois par semaine ou toutes les deux semaines, la rééducation se déroule principalement sous forme d’activités ludiques afin d’améliorer la graphomotricité. On commence par des activités qui permettent à  la personne de se relaxer, ensuite des activités diverses peuvent être proposées. Elles cibleront par exemple la latéralisation, l’intégration du schéma corporel, la motricité fine, l’apprentissage des lettres avec différents matériaux, la gestion de l’espace sur la feuille/le cahier, la tenue et la gestion de l’outil scripteur, etc. En troisième temps, on passe aux exercices de calligraphie avec différents outils scripteurs et sur différents supports. Les séances durent entre 30 et 45 minutes selon l’âge et les capacités attentionnelles de l’enfant. Les rééducations sont individualisées en fonction des difficultés de la personne mises en évidence par le bilan. Pour les enfants et adolescents, ils ont leur farde de suivi qu’ils reprennent à la maison et à chaque séance. Les parents pourront y trouver des outils, les traces écrites de l’enfant réalisées en séance, mais aussi quelques exercices que l’enfant peut faire chez lui afin d’entrainer les compétences nouvellement apprises au cabinet. La quantité sera minime (l’idée n’est pas de surcharger l’enfant et ses parents) et l’enfant pourra travailler en autonomie en général.