Les besoins spécifiques

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Trouble du Spectre de l'Autisme
enfant autiste baignoire jouet

On considére qu'il y a 1 % de la population qui a un diagnostic de TSA

Environ un tiers des autistes ont une déficience intellectuelle (QI < 70), la grande majorité ont une intelligence dans la moyenne et 2.5% présente un haut potentiel (QI > 130). On qualifie les autistes sans déficience intellectuelle, d'autistes de haut niveau (si retard de langage) ou autistes Asperger (si pas de retard de langage).

Le langage oral est très variable d'un autiste à l'autre, il peut-être absent, en emergence plus tardivement ou tout à fait fonctionnel. Néanmoins, si le niveau de langage est très variable, tous les autistes ont des difficultés significatives dans la communication et la socialisation.

Pour chaque élement de la dyade autistique, on détermine un niveau (1, 2 et 3) qui traduit le niveau de besoin de soutien nécessaire à la personne.  Ce niveau est déterminé notamment par rapport au niveau de la sévérité des symptômes autistiques. 

Les comorbidités (c'est-à-dire, les troubles qui peuvent être associés) sont fréquentes et nombreuses dans l'autisme : troubles psychiatriques (troubles de l'humeur, troubles anxieux, etc.), TDAH, troubles des apprentissages, trouble du développement de la coordination (dyspraxie), trouble du langage, handicap intellectuel, troubles du comportement, etc. 

Le TSA, anciennemment appelé TED (trouble envahissant du développement : autisme, autisme atypique/TED NS, syndrome d'Asperger, trouble désintégratif de l'enfance), est, comme son nom l'indique, un spectre avec autant de façon différentes d'exprimer l'autisme que d'autistes. C'est un trouble neurodéveloppemental, un fonctionnemement neurobiologique différent qui perdure tout au long du développement d'une personne . Cependant une prise en charge précoce et adaptée en qualité et quantité permet aux personnes autistes d'évoluer favorablement.

On regroupe les symptômes autistiques en deux catégories. C'est la dyade autistique :

Des troubles de la communication sociale :

Déficit de réciprocité sociale ou émotionnelle

Déficit des comportements non verbaux

Déficit du développement, maintien et compréhension des relations

Comportements & intérêts restreints et répétitifs :

Interêts restreints ou fixes, anormaux dans leur intensité ou leur but.

Intolérance aux changements, adhésion inflexible à des routines

Mouvements répétitifs et stéréotypés

Hyper ou hypo sensiblités aux stimuli sensoriels

Le TDA/H avec un trouble marqué essentiellement  par des difficultées  à moduler les capacités attentionnelles, et cela, dans différents contextes de la vie de la personne. A ces difficultés, il se rajoute souvent une hyperactivité ainsi qu'une impulsivité. On parle de TDA/H quand les symptômes interférent dans le fonctionnemment et le développement de la personne depuis plus de 6 mois et sont apparus avant l'âge de 12 ans. Le TDA/H est un trouble neurodéveloppemental, il s'agit donc d'un fonctionnement neurobiologique différent présent tout au long de la vie de l'individu. Cependant, à l'âge adulte, prés de la moitié des personnes concernées voient leurs symptômes s'estomper. 

Il y a deux catégories de symptômes : 

1

Inattention : présence de 6 symptômes ou plus suivants

Inattention aux détails, fautes d'étourderie

Difficultés à soutenir son attention

Semble ne pas écouter quand on lui parle, est "ailleurs".

Ne se conforme pas aux consignes et a du mal à finir les tâches à temps.

Difficultés d'organisation, de plannification. 

Perd souvent ses affaires.

Se laisse facilement distraire par les stimuli externes.

A des oublis fréquents dans la vie quotidienne.

A en avertion ou évite les tâches qui nécessite un effort mental soutenu. 

2

Hyperactivité & impulsivité : présence de 6 symptômes ou plus suivants

Remue souvent les mains et les pieds, se tortille sur son siége.

Se lève souvent dans des situations inadéquates.

Court, saute partout dans des situations inappropriées 

Souvent incapable de tenir tranquille dans les activités.

Interrompt souvent les autres ou impose sa présence.

Souvent sur la brête ou "monté sur ressort".

Laisse souvent échapper la réponse avant que la question ne soit entièrement posée.

Parle trop souvent.

Difficultés à attendre son tour. 

Trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité
fille dans la lune cahier bureau

On considére qu'il y a environ 5 % de d'enfants avec un TDA/H et 2,5 % des adultes.

On spécifie le type de TDA/H :

  1. Présentation combinée si la personne présente minimum 6 symptômes d'inattention ET 6 symptômes d'hyperactivité/mpulsivité. 

  2.  Présentation inattentive prédominante s'il y a 6 symptômes d'inattention minimum mais moins de 6 symptômes d'hyperactivité / impulsivité.

  3. Présentation hyperactivité / impulsivité prédominante : s'il y a la présence minimum de 6 symptômes d'hyperactivité / impulsivité mais moins de 6 symptômes d'inattention. 

On spécifie la sévèrité actuelle du TDA/H : léger , moyen ou grave. 

Les comorbidités (c'est-à-dire, les troubles qui peuvent être associés) sont fréquentes et nombreuses : troubles psychiatriques (troubles de l'humour, troubles anxieux, etc.), troubles des apprentissages, trouble du développement de la coordination (dyspraxie), trouble du langage, trouble oppositionnel avec provocation, etc. 

Trouble développemental de la coordination
maman et fille empilent blocs

Le TDC touche environ 5 à 6 % d'enfants d'âge scolaire.

Le TCD peut-être associé à d'autre troubles. Les plus communs sont : le TDAH (dans prés de 50 % des cas), les troubles spécifiques des apprentissages (dans prés de 50 % des cas) et les troubles du langage et de la parole.

Le TDC, connu aussi sous l'appellation de TAC (trouble des acquisitions de la coordination) et surtout de dyspraxie est caractérisé par des difficultés importantes à plannifier, à organiser, et à automatiser les gestes moteurs pour réaliser une action.  Ces difficultés impactent fortement la vie quotidienne, scolaire, professionnelle et les occupations des personnes concernées. Le TDC est notamment marqué par une maladresse importante, par exemple, dans l'utilisation des outils scolaires, des couverts, l'habillement, se brosser les dents,  apprendre à faire du vélo et le sport en général, la graphomotricité, l'orientation dans l'espace et le temps, les constructions (légos, puzzles,etc.) . Le TDC touche de façon plus ou moins importante la motricité globale, la motricité fine, les compétences visuo-spatiales et visuo-constructives. Ces difficultés peuvent entrainer un isolement social ou encore une mésestime de soi . Les ergothérapeutes et psychomotriciens sont souvent les professionnels qui accompagnement les personnes avec un TDC . La prise en charge est ciblée sur deux axes : la rééducation et l'adaptation de l'environnement comme par exemple : privilégier les chaussures à velcro à la place des lacets, l'outil informatique si l'écriture est trop difficile à l'école, découper les tâches d'autonomie en sous tâches avec une guidance visuelle pour aider la personne à plannifier ses gestes, etc. 

a

L'acquisition et l'exécution des bonnes compétences de coordination motrice sont nettement inférieures au niveau escompté pour l'âge chronologique du sujet compte tenu des opportunités d'apprendre et d'utiliser ces compétences. Les difficultés se traduisent par de la maladresse, ainsi que de la lenteur et de l'imprécision dans la réalisation de tâches motrices.

b

Les déficiences des compétences motrices du critère A interfèrent de façon significative et persistante avec les activités de la vie quotidienne correspondant  à l'âge chronologique et ont un impact sur les perfomances scolaires ou les activités professionnelles, les loisirs et le jeux.

c

d

Le début des symtômes date de la période développementale précoce.

Les déficiences des compétences motrices ne sont pas mieux expliquées par un handicap intellectuel ou une déficience visuelle et ne sont pas imputables à une affection neurologoque motrice.

Les troubles spécifiques des apprentissages, appelés généralement dyslexie (trouble de la lecture), dysorthographie (trouble de l'expression écrite), dyscalculie (trouble du calcul, du raisonnement logico-mathématique), et dysgraphie (trouble de l'écriture) concernent jusqu'à environ 3 élèves par classe, d'intensité variable, isolés ou présents avec d'autres troubles, ils peuvent être à l'origine d'une scolarité chaotique s'ils ne sont pas dépistés, diagnosiqués et rééduqués suffisement tôt. Les professionnels compétents pour le diagnostic et la prise en charge de ces troubles sont les neuropsychologues, les logopèdes, psychomotriciens, ergothérapeutes et graphothèrapeutes pour ce qui est spécifiquement des difficultés d'écriture. Le diagnostic et la prise en charge seront posés et coordonnés par un médecin spécialiste, généralement un neuropédiatre ou neurologue pour les adultes. Les troubles spécifiques des apprentissages sont neurodéveloppementaux, ils perdurent donc toute la vie et nécessitent des aménagements .

a

Difficultés à apprendre et à utiliser des compétences scolaires ou universitaires comme en témoigne la présence d'au moins l'un des symptômes suivants ayant persisté pendant au moins 6 mois, malgré la mise en place de mesures ciblant ces difficultés :

  1. Lecture des mots inexacte ou lente et réalisée péniblement.

  2. Difficultés à comprendre le sens de ce qui est lu.

  3. Difficultés à épeler.

  4. Difficultés d'expression écrite .

  5. Difficultés à comprondre le sens des nombres, les données chiffrées ou le calcul.

  6. Difficultés avec le raisonnement mathématique.

b

Les compétences scolaires ou universitaires pertubées sont nettement en-dessous du niveau escompté pour l'âge chronologique du sujet, et ce de manière quantifiable. Cela interfère de manière significative avec les perfomances scolaires, universitaires ou professionnelles, ou avec des activités de la vie courante, comme le confirment des tests  de niveau standardisés adminitrés individuellement ainsi qu'une évaluation clinique complète. 

c

Les difficultés d'apprentissage débutent au cours de la scolarité mais peuvent ne pas se manifester entièrement tant que les demandes concernant ces compètences scolaires ou universitaires altérées ne dépassent pas les capacités limitées du sujet.

d

Les difficultés d'apprentissage ne sont pas mieux expliquées par un handicap intellectuel, des troubles non corrigés de l'acuité visuelle ou autidive, d'autres troubles neurologiques ou mentaux, une adversité psychosociale, un manque de maîtrise de la langue scolaire ou universitaire ou un enseignement pédagogique inadéquat. 

Trouble spécifique des apprentissages
jeune fille lassée

La prévalence des troubles spécifiques des apprentissages est de 5 à 15 % chez les enfants d'âge scolaire. Elle n'est pas connue chez l'adulte mais on l'estime à environ 4 %

On spécifie la sévèrité d'un trouble spécifique des apprentissage: léger , moyen ou grave. 

Les comorbidités les plus souvent retrouvées (c'est-à-dire, les troubles qui peuvent être associés) sont : certains troubles psychiatriques (trouble anxieux, dépressifs, bipolarité), d'autres troubles neurodéveloppementaux :  trouble développemental de la coordination (dyspraxie), trouble de la communication, TSA et TDAH.