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La graphothérapie

La graphomotricité est la psychomotricité appliquée à l'acte d'écriture et est également le domaine de compétences du psychomotricien, de l’ergothérapeute mais aussi du graphothérapeute.

La graphothérapie est donc la rééducation de l’écriture. Cette discipline prend en charge les difficultés graphomotrices chez les enfants, adolescents et adultes. L’objectif est de rendre l’écriture de la personne plus confortable, plus lisible, plus fluide et rapide. C’est donc une écriture fonctionnelle que la graphothérapie vise et non une écriture calligraphiquement parfaite.

La graphothérapie ne doit pas confondue avec la graphologie, qui est l’étude de la personnalité à travers l’écriture.

La prise en charge en graphothérapie s’articule autour de plusieurs axes :

Pour qui ? 

  • Les jeunes enfants dés la fin de la maternelle ou début des primaires qui ne rentrent pas dans le graphisme et l'écriture.

  • Les enfants et adolescents d'âge scolaire qui ont des difficultés d'écriture telles que :

    • Lenteur

    • Manque de soin

    • Douleur

    • Illisibilité de l'écriture

  • Les adultes qui n'arrivent pas à prendre des notes assez rapidement, éprouvent des douleurs, des difficultés à se relire ou encore sont insatisfaits de leur écriture.

  • Les enfants, adolescents et adultes qui ont des troubles spécifiques des apprentissages avec un retentissement sur leur écriture.

  • Les enfants, adolescents et adultes qui souffrent de dysgraphie ou chez qui une dysgraphie est suspectée.

Pourquoi ? 

  • Reprendre du plaisir d'écrire.

  • Retrouver une écriture fonctionnelle, c'est-à-dire, non-douloureuse, lisible et suffisamment rapide.

  • Trouver des adaptations qui permettent de contourner les difficultés d'écriture en milieu scolaire.

  • Faire le point sur une éventuellement dysgraphie chez la personne.

Quand ?

  • Dés que la personne est pénalisée dans son travail scolaire, professionnel ou personnel.

  • Quand il y a des plaintes de l'enseignant, des parents, ou de la personne elle-même sur la qualité graphique.

  • Quand il y a une suspicion de dysgraphie associée ou non à d'autres troubles.

Comment ? 

  • Avec la réalisation d'un bilan graphomoteur complet comprenant l'anamnèse, tests spécifiques et restitution orale et écrite.

  • En informant les parents et l'enfant lui-même sur les difficultés décelées et leur cause et les conseiller .

  • Avec des séances de rééducation de 30 à 45 min, 1 fois par semaine ou tous les 15 jours, établies selon les besoins de la personne. La rééducation se fait sous forme d'activités ludiques qui rencontrent les centres d'intérêts de la personne afin de la motiver. 

  • En collaborant avec les différents acteurs qui entourent l'enfant (enseignants, professionnels paramédicaux, etc.) pour trouver des aménagements et coordonner ses prises en charge.